Législation et accords coopération

Les différents textes législatifs régissant la coopération entre la Fondation Aspinall et le Gouvernement Congolais sont à l'origine de la création du de la Réserve Naturelle de Gorilles de Lésio-Louna
-1. Accord de coopération en matière de protection des gorilles entre le Gouvernement de la République du Congo et la Fondation de Howletts et Port Lympne (rebaptisé Fondation Aspinall) signé en date du 7 avril 1993 ;
  • 2. Protocole d'accord portant création du sanctuaire Lésio-Louna pour la réinsertion et la protection des gorilles entre le Gouvernement de la République du Congo et la Fondation de Howletts et Port Lympne (rebaptisé Fondation John Aspinall) signé en date du 28 décembre 1993 ;
  • 3. Le décret n° 99-309 portant création et organisation de la Réserve Naturelle de gorilles de Lésio-Louna, signé en date du 31 décembre 1999.
  • 4. Protocole d'accord sur l'aménagement et la gestion de la Réserve Naturelle de gorilles de Lésio-Louna signé en date du 11 février 2002, révisant celui du  28 décembre 1993 ;
Ce dernier, en son article 2, stipule que la Réserve Naturelle de gorilles de Lésio-Louna est chargée, notamment de :
  • 1. Assurer la réinsertion des gorilles orphelins en milieu naturel ;
  • 2. Protéger les gorilles et l'écosystème de la réserve ;
  • 3. Organiser et promouvoir l'éducation, la formation, la sensibilisation et la recherche sur la bio-diversité de la réserve;
  • 4. Promouvoir et développer de concert avec les services intéressés, le tourisme de vision;
  • 5. Organiser avec la participation des populations locales, un système intégré de conservation des ressources naturelles de la réserve.

Moyens disponibles

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Le personnel engagé par le projet est au nombre de 42, dont 22 écoguides/écogardes et 5 militaires qui ont pour rôle de protéger la Réserve. La coordination est assurée par un coordonnateur engagé par la Fondation John Aspinall et un conservateur détaché par le MEF, à qui est associé un conservateur adjoint. L'administration et la gestion financière sont assurées par une administratrice engagée par la Fondation. Finalement, un assistant de coordination appuie la coordination dans différents domaines dont le domaine touristique, l'administration et la logistique.

Le projet dispose de quatre phonies fonctionnelles installées sur chacun des trois sites et Brazzaville ainsi que d'une dizaine de walkie-talkie. Le projet dispose également de deux motos, trois véhicules 4x4 et cinq moteurs hors-bord associés à trois pirogues et deux bateaux (5 places) en aluminium. Un second camp de coordination et un troisième poste de contrôle seront finalisés avant 2008.

Le projet bénéficie de l'apport matériel et financier du Gouvernement Congolais et de la Fondation Aspinall qui finance la grande majorité des frais (véhicules, salaires, construction, matériel,…) pour un montant annuel de près de 250 millions par an. Jusqu'à la guerre de 1997, le projet bénéficiait d'un appui significatif du Gef-Congo mais, la majorité du matériel investi a été dérobé lors de cet évènement tragique.
Quelles photos sur les activités du monitoring

Résultats acquis

Surveillance
Grâce au recrutement de 6 écogardes/écoguides en juin 2006, leur nombre atteint maintenant 22. Ils sont affectés aux activités de surveillance (patrouilles, suivi des gorilles, bivouacs) et sont occasionnellement accompagnés d'un militaire (deux voire trois militaires sont en permanence sur le terrain pour assurer la sécurité du personnel et du matériel). Ainsi, trois patrouilles sont réalisées quotidiennement et des bivouacs de plusieurs jours organisés presque chaque semaine.

Trois sites d'où partent les patrouilles de lutte anti-braconnage sont fonctionnels ainsi qu'un poste de surveillance permanent administré par un agent militaire. Trois sites temporaires sont disponibles mais demandent une réfection plus ou moins importante. Deux sites sont en construction.

Le recours à un SIG est devenu systématique grâce à l'encodage des données de terrain et à leur géo-référence ment par GPS, ce qui assure un meilleur suivi de la pression anthropique sur la Réserve. A ce titre, les confiscations de matériel de chasse, de pêche, d'exploitation ligneuse sont nombreuses (Tableau 1), ce qui limite les intrusions humaines et favorise l'augmentation des populations animales. En effet, les premiers résultats du monitoring de la faune confirme cette aspect, notamment en ce qui concerne des espèces emblématiques telles les hippopotames, les buffles, les panthères mais également des espèces moins connues du grand public comme les sitatungas, les guib harnachés, les potamochères et les  céphalophes.

Tableau 1 : Confiscations réalisées par le PLL en périphérie de la RNGLL

Mois Piège métallique Calibre 12 Fusil automatique Pirogue Tronçonneuse
1999 15 1 0 0 0
2000 1 3 0 0 3
2001 0 0 0 0 0
2002 1 3 0 0 2
2003 19 3 0 0 0
2004 136 4 0 5 0
2005 86 8 2 0 0
2006 195 10 0 6 2
2007 31 10 1 1 0
Total 484 42 3 12 7

Accueil, réhabilitation et réintroduction des gorilles

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Depuis 1987, le projet a recueilli 89 gorilles orphelins victimes du trafic mais également 22 bonobos et encore davantage de chimpanzés qui ont été transférés dans des sanctuaires spécifiques.

Les 25 gorilles qui ont survécu vivent aujourd'hui dans la RNGLL en totale ou semi-liberté, cas de quatre restant des cinq grands mâles réintroduits sur une île de 25 hectares aménagée à cet effet. 16 individus répartis en deux groupes évoluent en totale liberté, alors que trois bébés encours d'habituation doivent encore gagner en âge et en maturité avant de les rejoindre.

Leur territoire, leur alimentation et leur comportement sont étudiés quotidiennement. L'utilisation de l'espace vital et le comportement similaires aux gorilles sauvages montrent la bonne adaptation des gorilles réintroduits au site d'accueil. En particulier une première naissance a eu lieu en 2004 et 4 naissances en 2006, ce qui confirme le succès du programme de réintroduction.
Réintroduction

Education, formation, sensibilisation et recherche

Cliquez pour agrandir l'imageDes missions de sensibilisation et information sont organisées chaque année en périphérie de la réserve avec le concours du MEF. En outre, le projet développe un programme éducatif et de sensibilisation, autant à Brazzaville qu'en pourtour de la Réserve. Ainsi, le PLL appuie l'Association pour la Protection des Primates du Congo (APPC) en finançant des missions de sensibilisation.

Plusieurs études botaniques et zoologiques ont été entreprises dans les Réserves de la Léfini et Celle de Lésio-Louna, notamment en partenariat avec le GEF-Congo (Global Envronment Facility), la Wildlife Conservation Sociéty (W.C.S.), le Musée Royal d'Afrique Centrale de Tervuren et l'Université Marien Ngouabi. Ainsi, 36 espèces de grands mammifères, 311 espèces d'oiseaux, 787 espèces de plantes, 90 espèces de poisson et quelques espèces de reptiles dont la liste n'est pas exhaustive  ont été recensées ou observées par le projet.

La formation des écogardes/écoguides adaptée aux besoins de recherche s'est principalement effectuée au gré des travaux de recherche entrepris dans la réserve. Par ailleurs, une formation paramilitaire officielle leur a été dispensée en mars 2007. La plupart des écoguides/écogardes du projet ont été engagés il y a plus de dix voire quinze ans et bénéficient donc d'une expérience considérable.

Tourisme

Cliquez pour agrandir l'imageAlors que le projet accueillait 55 visiteurs en 2003, ce nombre est passé à 140 en 2004, 227 en 2005 et 239 en 2006. Les recettes annuelles avoisinent maintenant 15 millions de Fcfa.

Le site d'Iboubikro permet l'accueil d'une dizaine de touristes qui peuvent bénéficier des paysages avoisinants et découvrir l'historique du projet en profitant éventuellement d'une nuit confortable sur les rives de la rivière Lésio. Au niveau des sites d'Abio et du Confluent, les touristes croiseront les 4 gorilles mâles adultes réintroduits sur une île et espérer croiser deux groupes de gorilles réintroduits en totale liberté mais également des hippopotames, sitatungas, crocodiles,…Les atouts touristiques sont donc nombreux : paysages grandioses et diversifiés, tourisme de vision, balades en pirogue, baignade dans des lacs pittoresques,…
Ecotourisme

Prise en compte des aspects villageois

Une étude socio-économique a été réalisée en 1994 par le projet mais elle ne concerne pas tous les villages concernés par la réserve actuelle. Une seconde a été réalisée par le WCS et le Gef-Congo en 1998 autour de la Réserve de Faune de la Léfini. finalement, le projet a initié en partenariat avec la WCS une troisième étude socio-économique en mai 2006 afin de compléter et suivre l'évolution des données existantes.

L'agriculture locale est favorisée à travers les achats d'aliments destinés aux gorilles réintroduits sur une île. Ceux-ci s'élèvent à 200.000 Fcfa par semaine. Ainsi, depuis 1994, la Fondation dépense dans les villages de 10 à 15 millions par an pour l'approvisionnement en aliments en faveur des gorilles. Ainsi, plus de 170 millions ont déjà été transférés aux villages périphériques de la réserve. Des financements sont recherchés activement pour mettre en place un véritable programme social intégrant sensibilisation et développement local. Un sociologue a été recruté en septembre 2007 pour gérer et développer les aspects villageois.
Plus d'informations sur les activités communautaires
Présentation Historique Presentation du Gorille Objectifs et Résultats Réintroduction Actions communautaires Sensibilisation Biodiversité Biodiversité2 Biodiversité3 Biodiversité4 Ornithologie Surveillance et Monitoring Album bébés Eco-tourisme Visiteurs Paysages Presse Financements Albums A Téléchargements Liens Nous contacter Live Contact Contact Berthin FAQs Conférence CCF Conference CCF video The ASPINALL FOUNDATION Contact Conservateur Contact Coordonnateur Contact Administratrice 


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